Première mondiale dans la recherche sur la SEP : étude de l’administration de cellules dendritiques à des patients atteints de la maladie

Communiqué de presse pour diffusion immédiate (MS DAY 31/05/2017)

Fondation Charcot / UZA

 

Première mondiale dans la recherche sur la SEP : étude de l’administration de cellules dendritiques à des patients atteints de la maladie

 

Pour la première fois dans le monde, ce nouveau type de thérapie cellulaire va être testé chez des patients atteints de SEP. L’étude est menée par le Centrum voor Celtherapie en Regeneratieve Geneeskunde (CCRG), basé sur le campus de l’UZA, et l’Universiteit Antwerpen, avec l’appui de la Fondation Charcot pour ce qui est de la recherche fondamentale pré-clinique et le soutien de IWT (Instituut voor Innovatie door Wetenschap en Technologie) pour la mise en œuvre de la première étude clinique.

 

 « Dans le cadre des soins de santé, l’une des méthodes de traitement les plus récentes et les plus prometteuses est la thérapie cellulaire, c’est-à-dire l’utilisation des propres cellules du patient pour le traiter. Ces modifications cellulaires à visée médicale interviennent directement au niveau des processus pathologiques à la base de la maladie. Pour les maladies auto-immunes comme la SEP, la thérapie cellulaire peut aboutir à une véritable percée dans les traitements », explique Nathalie Cools, professeur assistant et lauréate 2017 du Fonds Charcot. Cette étude clinique dite « de sécurité » constitue la première étape dans le développement d’un véritable traitement destiné aux patients atteints de SEP. Il leur offrira la perspective d’un nouvel avenir sans autre dégradation du système nerveux. Les chercheurs ont reçu un support financier « IWT-TBM project » pour pouvoir réaliser l’étude clinique, l’industrie n’investissant pas encore dans ce type d’essai clinique. La recherche fondamentale pré-clinique qui a permis cette avancée a été financée par la Fondation Charcot qui depuis 30 ans est en première ligne dans la lutte contre la sclérose en plaques en Belgique. Comme le souligne le professeur Sindic, président de la Fondation Charcot : « Cette étape de la recherche confirme le travail innovant, d’excellent niveau, que fournissent nos chercheurs en Belgique, mais aussi le rôle que l’immunothérapie est appelée à jouer. »

 

Dans le cadre de la journée mondiale de la SEP, Nathalie Cools, d’autres chercheurs et des sympathisants ont participé aux 20 km de Bruxelles au bénéfice de la Fondation Charcot et de la recherche contre la sclérose en plaques. Rendez-vous sur la page www.fondation-charcot.org pour d’autres informations sur la maladie et le lien permettant de faire un don.

 

Après les traumatismes, la sclérose en plaques (SEP) est l’atteinte du système nerveux la plus fréquente chez les jeunes adultes (entre 20 et 50 ans). En Belgique, le nombre de patients touchés par la SEP est estimé à 12 000. Chaque année, 450 nouveaux cas sont diagnostiqués dans notre pays. La maladie se caractérise par le fait que le système immunitaire du patient s’attaque au système nerveux central, empêchant certains signaux d’être correctement traités, provoquant une invalidité souvent progressive.

 


Détails de la recherche

 

Ces dernières années, le Centrum voor Celtherapie en Regeneratieve Geneeskunde (CGRG) (professeur Zwi Berneman et professeur Nathalie Cools) a effectué des recherches sur les mécanismes cellulaires à la base du processus pathologique de la SEP en collaboration avec le service de neurologie (docteur Barbara Willekens et professeur Patrick Cras). Une étude menée sous la direction du professeur Nathalie Cools a permis de montrer qu’une sous-population spécifique de cellules immunitaires, les cellules dendritiques, se trouve dans un état d’hyperactivation par rapport à celle de sujets sains. Il s’agit d’une population spécialisée de cellules qui active et désactive le système immunitaire. L’étude indique que dans les cas de SEP, ces cellules sont en permanence « allumées ». Elles favorisent ainsi l’inflammation et sont plus actives, ce qui déclenche des processus en cascade qui finissent par endommager la myéline du système nerveux central. Partant de cette constatation, les chercheurs se sont penchés sur les cellules dendritiques hyperactivées de patients atteints de SEP et ont mis au point un processus qui consiste à les traiter en laboratoire au moyen de fortes doses de vitamine D, ce qui permet d’adapter les réactions immunitaires. Les chercheurs s’attendent à ce que la myéline présente dans le cerveau des patients ne soit plus attaquée ni dégradée une fois que les cellules traitées à la vitamine D leur auront été réinjectées

 

 

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